• Nos premiers contacts avec le théâtre. •

Afin de célébrer le début de l’été, la fée du blogue s’est entretenue avec les trois membres du Théâtre à l’eau froide afin de savoir à partir de quel moment ils et elles se sont dit : “Ouin ben… Je pense que je vais faire une école de théâtre et faire carrière là-dedans! “.                

Petite intrusion dans la vie d’Hélène, Daniel et Kariane!

KARIANE

Ma mère pense que ma carrière a débuté quand j’ai commencé à écouter La Fureur. Je chantais et me dandinais dans notre salon. J’adorais me donner en spectacle. Comme quoi les choses changent, mais pas tant que ça (lol). Je descendais souvent dans le salon de coiffure de ma mère pour chanter des chansons pendant que les madames se faisaient crêper le fond de la tête. J’étais la mascotte du salon. Mon père a également réalisé qu’il fallait que je condense toute mon énergie (oui, j’étais très très turbulente) dans quelque chose qui allait me passionner. Il m’a donc inscrite à des cours de Ballet-Jazz (avis à tous les sceptiques qui pensent que je danse comme une passoire). Un beau léotard mauve pour la petite Danis ! Ensuite, j’ai suivi des cours de chant pendant six ans. Dans mon album de finissante de sixième année, il est écrit que je souhaite faire des spectacles de chant au Centre-Bell. Les grands espoirs ! Mais t’sais…  Plus le temps filait, plus je réalisais que c’était l’interprétation des chansons qui m’animait. Au secondaire, j’ai joué dans une version des Zurbains. J’ai également interprété Maggie Soldignac dans Le Dindon de Feydeau. J’AVAIS DU GROS FUN, SEIGNEUR. Ça a été dur de faire comprendre à ma mère (qui souhaitait que je devienne juge (LOL)) que j’allais faire ça comme métier. Je pourrais pas dire qu’elle s’en est encore complètement remis, elle souhaiterait que je sois un peu plus riche, disons. Mais bon! Elle semble bien fière de voir que sa fille heureuse. Et c’est définitivement la version du Grand Cahier de Catherine Vidal qui m’a poussée à m’inscrire dans les écoles de théâtre. J’oublierai jamais ce moment marquant, bougie d’allumage de ma carrière.

DANIEL

Hum, en fait c’est pas glorieux, moi la première fois que j’ai été en contact avec le théâtre, c’était même pas de mon propre gré. J’avais été forcé par ma chum Carolanne à m’inscrire dans la troupe de théâtre parascolaire de mon école secondaire. J’avais pas vraiment envie, mais je voyais ça comme une belle opportunité de passer plus de temps avec elle et par le fait-même plus de temps à planifier nos prochaines sorties dans les spectacles emo-punk de la vieille ville de Québec. Finalement je réalise qu’on a jamais planifié  aucune sortie Caro et moi. On a été absorbés par le théâtre… littéralement. Je suis quand même quelqu’un d’intense, quand je m’investis j’y vais pas à moitié. Après un mois de théâtre parascolaire, j’étais déjà en train de foxer tous mes cours d’éducation physique (et quelques cours de français) pour aller peindre le décor de notre production caché dans les entrepôts de l’école (faut dire que c’est là que j’ai eu la piqûre pour le travail bénévole...). On montait Le Petit Prince et j'interprétais avec fierté le rôle de l’Aviateur (du haut de mes 15 ans)... L’année suivante, j’ai pas été forcé par personne et j’étais le premier inscrit sur la liste du théâtre parascolaire. Cette fois-ci, on a monté Peter Pan. Mon investissement était tellement grand sur la production que je me suis dit que c’était peut-être ça, finalement, mon choix de carrière, même si mon rêve de devenir un grand photographe n’était pas si loin… Je me suis donc inscrit dans les deux programmes. En photo à Dawson et en théâtre à Saint-Laurent. Ça, c’était en 2006. L’année de la fusillade de Dawson. J’ai eu peur, mes parents aussi. On a décidé que Saint-Laurent avait l’air plus safe. Drôle de hasard quand même. La peur a choisi pour moi. Mais au final j’regrette rien. J’ai appris l’anglais autrement (thanks Peter). Pis j’me débrouille en photo.

HÉLÈNE

Je devais avoir six ans la première fois que je suis montée sur une scène. Même si j’aimais être sur scène, j’haïssais ça, fallait que je parle devant le monde, ça m’intimidait beaucoup trop. J’interprétais un lutin dans une pièce de Noël poche qu’on avait montée à mon école primaire. C’est ma mère qui avait fabriqué mon costume de A à Z et j’étais bien fière de ça. J’ai continué sur la thématique “Noël” en animant la crèche vivante à la messe de minuit du 24 décembre pendant deux ans à l’église de mon village. Pas longtemps après, j’ai découvert la danse. J’étais sur une scène, mais j’avais pas besoin de parler, c’était parfait pour moi, petite-Hélène-un-peu-gênée que j’étais. J’ai quand même continué à faire du théâtre question de me “challenger” un peu jusqu’à ce que le déclic se fasse, au secondaire, alors qu’on montait un remake du Big Bazar de Michel Fugain avec la troupe parascolaire, avec un band live, des danseurs pis toute le kit!!! Un méchant trip!! Je me suis dit : “Hey, pourquoi pas en faire un métier?”. Ça m’avait toujours trotté dans la tête, mais j’avais jamais considéré la chose plus sérieusement. J’ai essayé de rentrer dans les écoles de théâtre, sans succès. J’avais une profonde admiration pour les comédiens, mais aucun talent en jeu (ça partait mal mon affaire...). Une remise en question s’imposait et je me suis demandé: qu’est-ce que je pourrais faire pour travailler avec des acteurs et faire quelque chose de créatif et stimulant?..... Bruit de criquet… DE LA PRODUCTION!!! ALLOOOO!!!!!???!!! C’est comme ça qu’après mon DEC en Arts et lettres j’ai abouti à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe en production. Plus de 20 ans après mon “initiation au théâtre”, je suis toujours aussi nulle en jeu, mais j’ai du fun en maudit à travailler dans l’ombre avec des gens fabuleux, dans un milieu tellement enrichissant et stimulant. Merci la vie! #gratitude #quétaine


Catherine Demers