• Le chef d’orchestre des Coleman - Louis-Karl Tremblay •

Dans les prochaines semaines, nous vous présenterons la merveilleuse équipe derrière Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell. Parce qu’ils sont bons, beaux et inspirants.

Tout d’abord, le spectacle Les Coleman-Milaire-Fortin-Campbell ne serait pas ce qu’il est sans la présence de Louis-Karl Tremblay. Louis-Karl nous semblait le choix tout indiqué afin d’organiser le chaos aux saveurs argentines que l’on retrouve dans l’oeuvre. Après avoir mis en scène des spectacles à très grandes distributions (soulignons ici, entre autres, son adaptation des Atrides à vingt-six comédiens), Louis-Karl a accepté de faire cohabiter les huit membres de la famille des Coleman-Milaire-Fortin-Campbell. Il chorégraphiera le tohu-bohu dans lequel se retrouvent les  protagonistes. Un huis clos où l’harmonie se fait rare et où les personnages tentent de s’émanciper du mieux qu’ils le peuvent. Louis-Karl nous a renversés par sa rigueur, son professionnalisme et sa lucidité dramaturgique. C’est un immense privilège que de pouvoir voir le projet naître à la salle Fred-Barry en sa compagnie.

 

 Crédit: Isabel Rancier

Crédit: Isabel Rancier

Louis-Karl a accepté de donner une petite entrevue à la fée du blogue, question que vous en connaissiez un peu plus à son sujet.
 


Louis-Karl, pourquoi Les Coleman? Qu’est-ce qui t’a charmé là-dedans?
- La famille. La partition pratiquement musicale. Le désir d’émancipation. L’humour qui égratigne. L’amour qui étouffe. Les personnages complexes, attachants, attendrissants.

Mettons, ça serait quoi ton animal totem?
- La cigale. Elle s’enterre et demeure sous le sable pendant 17 ans avant de sortir au soleil et ne vivre intensément qu’un seul été!

Shakespeare ou François Archambault?
- Shakespeare. Pour le tragique, l’épique, le féérique.

La première pièce de théâtre que tu te rappelles avoir vue?
- Je pense que c’est Ti-Coq au Théâtre Denise Pelletier. Je suis certain que la première pièce que j’ai vue était présentée au TDP.

Tu serais lequel des personnages des Coleman?
- Dans le chaos de la famille, je serais surement Dave.

La dramaturgie argentine, t’en penses quoi?
- Je pense qu’il faut l'explorer. Je la connais très peu et c’est une étonnante découverte. On regarde beaucoup ce qui se fait et s’écrit de l’autre côté de l’Atlantique, mais peu en Amérique du Sud. Pourtant ils sont occidentaux comme nous et traversent crises sociales similaires.

Ton expression préférée?
- Personnellement, j’en ai pas vraiment. Ça varie selon les saisons et les projets!

Merci Louis-Karl!

Catherine Demers